Greffes d’organes en 2025 : Un record médical freiné par la désinformation

Greffes d’organes en 2025 : Un record médical freiné par la désinformation

L'année 2025 restera une année historique pour la chirurgie de transplantation avec plus de 6 100 greffes réalisées (un record absolu). Pourtant, le cri d'alarme de l'Agence de la biomédecine est réel : le taux de refus des familles n'a jamais été aussi élevé, atteignant 37 %.

1. Pourquoi ce paradoxe ?

D'un côté, les techniques progressent (comme les "dons croisés" de reins ou les ballets aériens pour acheminer les greffons), mais de l'autre, la méfiance grandit.

  • L'impact des Fake News : Les réseaux sociaux véhiculent des idées fausses terrifiantes (peur que l'on prélève des organes sur des personnes "pas vraiment mortes"). Ces rumeurs poussent de plus en plus de jeunes (18-25 ans) à s'inscrire sur le registre des refus.
  • La fracture générationnelle : Pour la première fois, l'engagement des jeunes recule, souvent par manque d'information fiable.

2. Le rappel de la loi (Principe du consentement présumé)

Il est essentiel de rappeler comment fonctionne la loi (en France, et c'est un débat qui anime aussi les réformes de santé en Algérie) :

  • Nous sommes tous donneurs par défaut : Sauf si nous avons exprimé notre refus de notre vivant.
  • Le rôle de la famille : Si vous n'êtes pas inscrit sur le registre des refus, les médecins interrogent vos proches. Si ces derniers sont dans le doute ou influencés par la peur, ils s'opposent souvent au prélèvement.

3. L'urgence en chiffres

Derrière les statistiques, il y a des vies :

  • 23 000 personnes sont toujours en attente d'un organe.
  • 966 malades sont décédés en 2025 faute de donneur (un chiffre en augmentation).
  • Le rein reste l'organe le plus demandé (9 patients sur 10 en attente).

 

Dr NAAS A.

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